LE CHÂTEAU DE BEAUFORT

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Situé à Ben-Ahin (Lovegnée), au cœur d'une région particulièrement riche en vestiges de toutes les époques, le château de Beaufort fut toujours lié à la famille du même nom. Dès 881, le nom de Beaufort apparaît dans la chronique d'une bataille contre les Normands et Wauthier, sire de Beaufort, est cité en 1044.

Une charte de 1127 des frères Lambert et Arnould de Beaufort fait mention de la construction d'un oratoire sur leur propriété de Benz (Ben).
 

Ce château de Beaufort doit sa fondation à des ministérialités de l'évêque de Liège qui se rattachent à l'avoué de Huy, Lambertus de Hoio, actif de 1096 à 1114 comme châtelain de Huy. La dénomination de Beaufort apparaît pour la première fois, semble-t-il, dans une charte de 1227 de Thierry de Heinsberg, dans laquelle Arnold de Beaufort figure en tête des " Hommes " du Prince-Evêque de Liège.

 

La seigneurie de Beaufort et son château constituaient, du point de vie stratégique, une position avancée des défenses

 

du Prince-Evêque de Liège, face aux terres du comte de Namur.

On comprend mieux, dès lors, le renversement de situation lorsqu'un Beaufort décida de se soustraire à l'allégeance de Liège et de faire hommage de son château au comte de Namur, vers 1271.

Dès ce moment, le château constitua une menace constante pour la ville " liégeoise " de Huy, située à 5 km à peine. Les hostilités ne débutèrent pourtant qu'en avril 1276, par l'épisode appelé pittoresquement " guerre de la Vache ". Les Hutois, sujets de Liège, entreprirent immédiatement le siège de Beaufort, mais sans succès. En 1330, Jean II, comte de Namur, acquit définitivement la terre de Beaufort et la donna à son frère Robert.

Au XVe siècle, des événements politiques scellèrent à tout jamais le sort de la place forte. Le comte de Namur avait vendu de son vivant son état à Philippe le Bon, duc de Bourgogne. Celui-ci, mécontent des travaux défensifs exécutés par des Dinantais, sujets de Liège sur la Meuse, s'en ouvrit au Prince-Evêque, qui décida de nommer des commissaires chargés de surveiller le tout.


Mais les Hutois, de connivence avec les gens de Dinant, perdirent patiente et s'installèrent devant le château de Beaufort. La place tomba en juin 1430 et fut rasée de fond en comble. Elle ne s'en releva jamais, contrairement à ce qui a été dit, et les fouilles archéologiques entreprises par l'Université de Liège vers 1970 ne livrèrent aucun document postérieur au XVe siècle.

 

Depuis ce moment, la nature a repris ses droits sur les ruines. Avant 1850, le duc de Beaufort-Spontin racheta l'hectare de rochers, de ruines et de taillis sauvages qui avaient été le berceau de sa famille. Ses descendants continuent à le protéger.

Les ruines du château ont été classées par arrêté royal du 3 juillet

1984, suivant de peu le classement de la Vallée de la Solières intervenu le 9 avril 1984.

Une convention signée entre la Ville de Huy et le Duc Friedrich de Beaufort, docteur en médecine nucléaire résidant en Autriche et actuel propriétaire des lieux, rend le site accessible au public pendant tous les mois d'août. La Ville se charge de son entretien et de son amélioration.

 

Clin d'oeil d'un sympathisant

Photo R.D.

Le projet "Bofor" a pour but d’offrir, sur la commune de Huy (Belgique), un espace éducatif, ludique et expérimental qui illustre, pour notre région, l’aventure de l’Homme et de son environnement à travers l’histoire.

Depuis 2011, "Bofor" a fait place à une nouvelle dénomination :

 

Ecomusée de Ben-Ahin

Av. de Beaufort 65 - 4500 Huy

 

Ouvert d’avril à octobre : tous les dimanches de 14.00 à 18.00

En juillet et en août : du mardi au dimanche de 14.00 à 18.00

L’Ecomusée est également accessible toute l’année

(même pour les individuels) sur simple demande téléphonique

au 085/21.13.78

Informations :   http://www.ecomusee-ben-ahin.net/

 

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