Commune de Marchin

 

 

 

 

 

Au sud-ouest de la province de Liège, dans une alternance de crêtes (tiges) et de vallées (chavées), de bois, futaies et bocages, de cultures et de verts pâturages,  somnole le pays des Condruzes.

Ravissantes sont ces petites maisons de pierres grises accrochées sur les flancs des collines ou disséminées dans un paysage ondoyant. Les superbes et imposants châteaux, fermes-châteaux, églises et fermes nous révèlent les richesses historiques de nos communes.

Sertis au cœur des frondaisons, accrochés aux versants des coteaux, pieds rafraîchis par l’onde des rivières tel que le Hoyoux, les villages de Linchet, Outrelouxhe, Strée, Vierset, Jamagne, Vyle-Tharoul, etc… y sont tous beaux,  construits de pierre jaune ou grise, au gré des matériaux locaux.

Jamais votre vue ne sera lassée de cette alternance de prés et forêts, de hameaux et prairies rehaussées de petits bosquets. Les ruisseaux se faufilent à travers ce paysage et égayent cette région déjà riche en contrastes.

Vous qui aimez les pays nobles et doux venez ici  car Marchin et Modave, pays de pierre et d’eau, ont tout pour vous charmer.

 

(Extrait du site du S.I. de Marchin-Modave)

 

 

Principales curiosités de la commune

 

 

La Place et le Kiosque

 

 

L'église sur la place.

    Place de Belle-Maison

 

Une drève d’ifs multi centenaires mène de la place communale au château de Belle-Maison, demeure de style classique, du début 18esiècle. Construit en briques et pierres de taille, le château présente des façades très régulières sous une toiture "à la Mansard".

 

Le Château de Belle-Maison

 

 

 

 

Grand-Marchin

 

 

A droite, le Château de Grand-Marchin, superbe édifice de taille modeste, parfaitement entretenu et tout aussi privé que plein d’autres, il bénéficie d’un point de vue sur les hameaux de Molu et de Jamagne.

 

 

 

Ci-dessous, la Ferme de l'Aître dont le donjon médiéval date de 1190.

 

 

Une villa ou ferme ("Villa fructuaria ou agraria") a existé à Grand-Marchin dès l'époque romaine et la Ferme de l'Aitre doit se dresser aujourd'hui sur ses antiques substructions.

 

Le nom de "l'Aitre" viendrait d'ailleurs du latin "Atrium". Cette villa devait avoir comme voisine " Jamagne " qui lui dispute l'honneur d'être probablement l'antique habitat le plus important de l'ancien Marchin.

Église Ste-Marie Notre-Dame

 

C'est la plus ancienne église de la commune classée depuis 1931 parmi les édifices religieux les plus curieux du pays.

Sous sa forme actuelle, elle date du 15e siècle mais a probablement connu une importante restauration vers la fin du 17e siècle.

Le centre de la communauté féodale a dû se situer à cet endroit. Son origine se perd dans la nuit des temps.

Le chœur (style ogival primaire) date probablement du 13e siècle. Le reste de l'édifice (la tour et la nef centrale) est moins ancien, sans doute du 14e siècle.

 

Les lieux sont quant à eux consacrés depuis longtemps.

Avant sa dernière rénovation

et l'installation de son nouveau clocher

 

 

 

L'Église actuelle avec son clocher rénové.

Photo Pierre Pauquay

 

 

Deux sont à gauche, près de l'autel de la Sainte Vierge, les deux autres à droite près de l'autel de Saint-Jean-Baptiste. Elles évoquent la mémoire de quatre anciens curés de la paroisse, les curés Tabary,

Ruelle, Lambotte d'Erève et Médard (des noms du pays).

 

Dès le 6e ou 7e siècle, un autel chrétien a dû s'élever à cet endroit déjà habité depuis l'époque la plus lointaine (v. Ferme de l'Aître).

 

Particularités.

Les fresques datent du 16e siècle. Le portail: le tambour du porche laisse apparaître ses dessins ornant les panneaux de chêne. Ogives élégantes, clefs de voûtes aux nervures surbaissées, colonnes de granit divisant les nefs en deux travées et les chapiteaux massifs qui les couronnent.

 

Quatre pierres tombales encastrées dans les murs latéraux.

 

 

A côté de l'autel Saint-Jean-Baptiste : jolie pierre tombale armoriée datant de l'an 1600 environ.

Les fonds baptismaux (1605) voisinent avec de vieux bancs de chêne.

Lustres gothiques très curieux, en bois sculpté. Des pièces de grande valeur qui ont dû être restaurées par un artisan du village. Le plus beau éclaire le chœur, les autre brillent au-dessus des travées.

 

 

Le cimetière

 

Comme aux temps jadis, l'église est encore entourée d'un cimetière.

On trouve dans la plus ancienne partie, quelques pierres intéressantes :

  • de solides croix de granit datant du 18e siècle et une dalle pentagonale portant deux inscriptions (1565 et 1633).

  • Vers le centre de la plus vieille partie du cimetière, au Nord de l'église, se dressent deux belles croix. La plus ancienne et la plus curieuse porte un Christ en croix et l'inscription suivante :

"Ici gisent honestes personnes Valentin Mension (la date manque) et Marie de Sadoneu, son épouse qui décédat le 1er mars 1668, et Geneviève de Faudeux, sa seconde épouse qui trépassât le ... (la date manque)."

- Dans le mur du côté nord de l'Elise, deux pierres sont encastrées. Sur la plus belle on remarque un Christ en croix avec Marie-Madeleine, sculpture en relief, avec un blason "de sable à la herse d'argent probablement".

Ce mémorial rappelle le souvenir de "Thomas de Jamagne, qui trépassa le 25 novembre 1619, et Alid de Fraiter, son épouse... Priez Dieu pour leurs âmes"

 

  • Encastrée dans le mur côté nord du même cimetière, belle croix de calcaire portant un Christ sculpté en relief et rappelant sous un beau blason la mémoire d'André Smal qui trépassa le deux février 1676 (personnage historique de la commune).

  • Contre le même mur, côté Nord-est, sous un buisson de thuays, une vieille croix moussue , portant une inscription gothique difficilement déchiffrable. Peut-être "Charles Begin et la date du 10 mars 1545 ". Ce serait le plus vénérable monument du cimetière..

 

Jamagne

 

Lieu de promenade, loin de tout bruit, Jamagne est un hameau d’origine mérovingienne (cimetière) avec un remarquable exemple d’architecture rurale.

 

Hameau situé face au midi, au pied d'une colline glissant en pente douce jusqu'au lit du ruisseau de Triffoy.

A 800 m en aval du hameau, sur la rive gauche du ruisseau, on a découvert deux grattoirs, quelques fragments de lames et des débris de taille de silex qui attestent d'une occupation dès le néolithique (âge de la pierre de 5000 à 2500 ans avant JC).

Eglise Saint-Martin

Sous des faux airs de bled perdu, Jamagne est le centre historique de la commune de Marchin et trouve son origine à l'époque mérovingienne (du 5e au 8e siècle après JC).

 

En amont de Jamagne, rive gauche, au lieu-dit "Les Warchets", une petite croupe herbeuse garde les traces d'une nécropole ancienne qui serait un cimetière franc. Des fouilles ont permis d'identifier des fragments de poteries noires et des débris de sarcophages en pierre. Les tombes, au nombre de 7 ou 8, avaient déjà été visitées et pillées. Au début du siècle, cette petite croupe était couverte d'une sapinière. La tradition locale en faisait une tombe commune datant de la guerre de la Vache. On est très proche de Goesnes.

Jamagne est un ensemble architectural rassemblant des habitations anciennes en pierres calcaires tirées des

anciennes carrières voisines, une sorte de bastion fortifié aux confins de la principauté de Liège et du Comté de Namur, comprenant un ensemble de trois fermes clôturées construites au 17e et 18e siècles.

 

La ferme Benoît

 

Ci-contre, c'était une ferme fortifiée avec quatre tours circulaires dont une seule existe encore aujourd'hui.

 

C'est la plus ancienne famille du village de Jamagne.

 

La ferme Servotte

Où l'on peut encore deviner les vestiges d'une chapelle romane datant du 10e siècle.

Ces vestiges sont très bien conservés et

attestent de la présence d'un des premiers temples chrétiens construit sur le territoire de la commune. L'autel était consacré à Saint-Jean-Baptiste.

 

Le moulin banal de Jamagne

 

A 800 ou 900 mètres en aval du hameau, il y avait là un ensemble de constructions où l'on trouvait un des deux moulins banaux de la commune de Marchin, des moulins où les manants étaient tenus de faire moudre leur blé. (Les deux moulins banaux sont Jamagne et Stadt, déjà cités au 12e siècle.)

Il ne reste aujourd'hui de ce qui fût autrefois le quartier et le moulin de Jamagne que deux piliers de granit qui marquaient l'emplacement de l'entrée et les murs d'un jardin (éléments datant du 18e siècle). Il y avait aussi un étang qui a disparu.

C'était un petit domaine qui accueillait à la belle saison ou au temps des chasses des propriétaires citadins venus assister à la messe du dimanche à Grand-Marchin.

 

Vallée du Triffoy

Le Triffoy

S'appelle aussi ruisseau de Jamagne ou ruisseau de Goesnes. Le Triffoy prend sa source dans les bois de Flème, entre Evelette et Haillot. Le ruisseau s'appelle d'abord la "Flème" jusqu'au château de Hodoumont et devient alors le ruisseau de Goesnes. Mais tout le monde l'appelle aujourd'hui le Triffoy.

 

Sur un parcours d'une dizaine de kilomètres, au cœur d'une vallée de plus en plus encaissée au creux de collines boisées, le ruisseau passe par Hodoumont, Goesnes, Jamagne, Vaux et Stadt pour se jeter finalement dans le Hoyoux au lieu-dit "Roiseu".

Origine du nom "Triffoy"

"Un peu en aval du moulin de Stadt, au lieu dit Triffoy, à l'emplacement d'une ferme, il se pourrait qu'il y ait eu là un moulin. C'est sans doute à cet endroit qu'il faut situer la "villa de Trifor", avec moulin et dépendances, qui fait l'objet au 13e siècle de démêlés avec le seigneur d'Ochain. Sur certains documents en 1461, on fait mention du "cherreau de Triffort",

d'un vieux moulin et de la maison de Trifoirt. En 1624 et 1663, le nom est devenu Triffoy. " (Extrait de "Marchin, mon beau village", Paul Ereve).

Préhistoire

Ce sont les abords de ce cours d'eau que choisirent les premiers hommes pour s'établir dans la région.

On y trouve d'ailleurs des traces d'habitats troglodytes. Ces habitants des cavernes appelés "nuttons" ou "sottais" nous reportent à l'âge du renne, c'est-à-dire à l'époque glaciaire (2 à 3 millions d'années).

En effet, les rochers de la rive nord du Triffoy, très escarpée, ont dû receler des abris. Ces rochers sont très maltraités par endroits à cause des carrières qui y ont été exploitées mais ils recèlent pourtant encore de nombreuses crevasses profondes. C'est ce qui autorise à penser que des grottes plus spacieuses ont dû exister là autrefois. Ce qui permet l'hypothèse d'une occupation humaine datant de l'époque glaciaire. Sans doute un des plus anciens habitats de la commune.

On trouve également des traces d'habitat au cours du néolithique (âge de la pierre : de 5000 à 2500 ans avant JC). Les hommes vivaient alors dans des cabanes. On a ainsi retrouvé un peu en contrebas de l'Église de Grand Marchin, sur le versant sud, vers le Triffoy, un fond de cabanes néolithiques. Une station de silex taillé y indiquerait un séjour assez prolongé.

 

Vyle-et-Tharoul

 

La localité occupe les 2 versants du ruisseau de Vyle, affluent du Hoyoux.

 

[un instant]

 

Vyle ou Tharoul... Chaque côté possède château et fermes à découvrir lors d’une balade alliant nature et architecture du 18e siècle.

 

 

L'Eglise Saint-Martin

La collation à la cure de Vyle appartenait, depuis 1232, à l'abbesse du Val-Benoît. En 1859-1860, on abandonna l'église qui avait été rebâtie en 1702 pour une nouvelle de style néo-gothique, oeuvre de l'entrepreneur Plompteux, de Liège, qui livra le plan : nef unique avec choeur plus étroit terminé par un chevet à trois pans.

Photo ancienne : Le Bois du Val

 

 

 

Les Châteaux de Vyle et de Tharoul

 

Château de THAROUL

 

Il fut édifié en 1752 sous l’égide de Louis de Radiguès de Chennevière. Pour ce faire, il fit venir des ouvriers militaires de Givet, place dont il était commandant.

Domaine de 4 hectares avec étangs.

Le château comprend de nos jours deux parties d’âges différents. La façade principale est de style Louis XIV avec un toit " à la Mansard ". Il s’agit d’une construction en briques badigeonnées à la chaux.

Perpendiculairement, on trouve des dépendances plus anciennes, bâties en moellons du pays et dont la ferme porte les armoiries du Marquis de Radiguès.

Histoire :

Tharoul était une seigneurie féodale où l’on mentionne au 15e siècle un donjon possédé par Jean Nahaul de Tharoul. D’héritage en héritage, le château est finalement revenu à la famille de Radiguès au début du 18e siècle.

(Source : topo48)

Château de VYLE

 

Construction en briques blanchies de style néo-classique, datant pour l’essentiel du 19e siècle. Très beau domaine de plus de deux hectares.

 

Vyle était un fief de Wynansraede, au quartier de Fauquemont (Brabant) et le siège d’une haute cour de justice. Au début du 19e siècle, Vyle était propriété des Francotte-Lamarche à qui on doit la première construction d’une partie actuelle du château vers 1820.

 

Photo Philippe Mariage

 

Au fil du temps, le château a fait l’objet de nombreuses restaurations et transformations. C’est aujourd’hui un ensemble d’un architecture fantaisiste et hétéroclite, ce qui lui donne un cachet original et même un peu inquiétant par temps de brume…

 

Il est possible que le château ait été construit à l’emplacement d’une ancienne villa romaine car on a retrouvé dans le parc des pièces de monnaie et des poteries datant de cette époque.

(Source : topo48)

vyle.jpg (39738 bytes)

Propriété de M. le comte Alphonse de Meeûs

 

 

Photo Philippe Mariage

 

 

Balade dans la région

 

 

Le Lileau

 

Lileau signifie "eau de Lise".

Le domaine de Lize était une localité féodale qui devait comporter la vallée du Lileau, depuis Baya jusqu’à Waldor au bord du Hoyoux.

Le vallon du Lileau s’étend sur une dizaine de kilomètres. Le ruisseau prend sa source aux environs de Ohey et traverse ensuite Haillot, Perwez et les hameaux de Baya, Pierpont, Lize, la Basse, Thier-al-Thour, Bruspré et le Fonds de Fourneau pour se jeter finalement dans le Hoyoux.

 

 

 

Le Pont de Rawia

 

Enjambant le ruisseau "Le Lileau",

charmant petit pont du 18e.

 

 

 

 

Sur le cours du ruisseau, vestiges de biefs et écluses alimentant jadis les nombreux moulins installés sur son cours.

 

Cette balade et bien d'autres organisées par

 

 

 

Retour Menu Campagne condruzienne

Retour Accueil

Avertissement

 

Notre site utilise des "frames".

A cet effet, un résultat par un moteur de recherche vous aura amené peut-être sur l'une de nos pages sans la barre de navigation. Pour consulter l'entièreté de notre site, cliquez ci-dessous.