Sélectionner une page

Indemnisation en cas de vol non effectué : ce que vous devez savoir

Être confronté à l’annulation ou au retard d’un vol peut être une expérience frustrante et stressante pour de nombreux voyageurs. Pourtant, dans certaines circonstances, vous pourriez avoir droit à une indemnisation de la part de la compagnie aérienne concernée. Tour d’horizon sur les différents cas où une compensation financière peut être obtenue pour un vol non effectué, conformément à la réglementation en vigueur.

Retards importants donnant droit à indemnisation

Lorsqu’un vol accuse un retard considérable, les passagers peuvent prétendre au droit à une indemnisation de la part de la compagnie aérienne. Cette disposition s’applique aux vols au départ ou à l’arrivée d’un aéroport situé dans l’Union européenne, ainsi qu’aux vols assurés par une compagnie européenne.

Le montant de l’indemnité varie en fonction de la distance du trajet. Vous avez droit à une compensation si votre vol affiche un retard à l’arrivée de plus de trois heures pour les trajets inférieurs à 1500 km. En ce qui concerne les vols intracommunautaires de plus de 1500 km et les autres vols entre 1500 et 3500 km, le délai est porté à plus de trois heures. Enfin, pour les vols au-delà de 3500 km, l’indemnisation est requise au-delà d’un retard de quatre heures ou plus. 

Annulations de vols ouvrant droit à compensation

Tout comme pour les retards importants, les passagers ont droit à une indemnité en cas d’annulation de leur vol, à moins que celle-ci ne soit due à des circonstances extraordinaires. Le montant de la compensation est identique à celui prévu pour les retards, en fonction de la distance du trajet. 

Lorsqu’une annulation est annoncée, la compagnie aérienne est tenue de vous proposer un réacheminement ou le remboursement intégral de votre billet. Si vous optez pour le remboursement, vous pourrez ensuite réclamer l’indemnisation prévue par la réglementation européenne en cas d’annulation injustifiée.

Sur-réservation excessive conduisant au refus d’embarquement

Un autre cas où les passagers sont en droit d’obtenir une compensation financière est celui du refus d’embarquement en raison d’une sur-réservation excessive de la part de la compagnie aérienne. Cette pratique, consistant à vendre plus de billets qu’il n’y a de sièges disponibles, est encadrée par la réglementation.

Les compagnies aériennes doivent en premier lieu faire appel à des volontaires prêts à renoncer à leur réservation contre une indemnité et des avantages négociés. À défaut de volontaires en nombre suffisant, des passagers se verront refuser l’embarquement de manière contrainte et involontaire.

Dans ce cas précis, ils pourront exiger une indemnisation dont le montant dépend de la distance du vol, allant de 250 à 600 euros. S’ajoute à cette compensation le remboursement du billet s’ils renoncent à leur voyage ou un réacheminement vers leur destination.

Article précédent

Article suivant

Poster le commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Share This